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jeudi 24 mai 2012

Us / e / um / i / o / o (Masculin, singulier)


« Quelques semaines plus tard, la classe de cinquième A I fut le théâtre d'un événement singulier: pendant le cours de latin la porte s'ouvrit, Bénard entra, escorté du concierge, salua M. Durry, notre professeur, et s'assit. Nous reconnûmes tous ses lunettes de fer, son cache-nez, son nez un peu busqué, son air de poussin frileux: je crus que Dieu nous le rendait. » Les Mots, Jean-Paul Sartre




Bell-um                    Bell-a                     
Bell-um                    Bell-a
Bell-um                    Bell-a
Bell-i                        Bell-orum
Bell-o                       Bell-is
Bell-o                       Bell-is


Voilà ce à quoi se résumait, dans mon souvenir, mes cinq années de latin.
La guerre (bellum), pris comme merveilleux exemple du paradoxe de la langue : la déclinaison du neutre. Dès la 5ème nous entrions donc dans un monde parallèle où le plus violent des actes nous était imposé comme étant neutre.  
Des histoires de Dieux, de vengeance, de supplices ignobles imposés sous le sceau de l’amour. Voilà aussi ce que nous trouvions dans ces heures hors du temps où nous apprenions une langue prétendue « morte ».
Pourtant, tout cela devient bien plus vivant quand vous retrouvez, à l’anniversaire d’une amie, votre professeur de latin de 5ème.  Quoi de plus improbable !
Alors non, je n’ai pas récité ma déclinaison – quoi que le professeur aurait surement été heureux de voir que son enseignement était resté profondément ancré, sans que je sache bien pourquoi … - mais j’ai compris qu’il me serait bien utile d’avoir une tête aussi pleine d’histoires rocambolesques, d’Ulysse et de travaux d’Hercule.
Il n’est pas question d’admirer l’érudition pour elle-même. Mais bien plutôt d’admirer ces savoirs qui font de vous un être qui ne s’ennuie jamais.
Un cours de latin. En 5ème E.

 La maitresse d'école, Georges Brassens

Us / e / um / i / o / o
(Masculin, singulier)


jeudi 22 mars 2012

Mon père ce héros


Il y avait en moi un être fabuleux, qui ne se réveillait qu'en présence de mes filles. Lent dehors (1991), Philippe Djian

L’image du père est souvent combinée à celle d’un héros indétrônable. Polyglotte parce qu’il sait compter en grec, artiste hors paire, parce qu’il sait conter des histoires comme personne et sportif de haut niveau parce qu’il fait … de la trottinette !
Voilà pourquoi il porte souvent le titre de ce film des années 90 :
Extrait du film Mon père ce héros  (1991)
Et puis on grandit et les blagues du paternel deviennent mois drôles. Ou alors on s’y est habitué. Ce qui n’est pas plus mal !
Mais ce qu’il y a de bien, avec un père, c’est qu’il reste persuadé que l’on est capable du meilleur.
L’amour paternel c’est silencieux, et c’est infaillible.
Ainsi, en plein jogging – difficile - il est capable de vous adresser un : « tu vois le coureur là bas ? Et bien le marathon, c’est son entrainement. Et un jour toi aussi ma fille… »
Et à ce moment là, on ne sait plus bien qui est le héros de qui dans l’histoire.
 Aldebert, Mon père ce héros

Mon père ce héros

vendredi 16 mars 2012

Dis-moi quel dévoué tu es … #2


“J’aime mieux être guillotiné que guillotineur” La mort de Danton Georg Büchner, Acte I scène 2
Chose promise chose due ! Après le Dévouement Acte 1 d'hier, voici le Dévouement, Acte 2 !
Le dévouement c’est donc le don de soi. Comme ces artistes des Enfoirés qui passent à la télévision une fois par an ? Peut-être mais disons plutôt un penchant extrême au don de soi qui peut, parfois, nous faire sombrer dans l’auto-destruction. Le dévouement est comme le miroir sombre de la gentillesse.
S’il y a bien un personnage de la littérature qui s’abandonne par dévouement, c’est l’héroïne de Stefan Zweig dans la formidable et hypnotisante nouvelle Lettre d’une inconnue. Cette femme, dont l’identité reste un mystère, nous dévoile sa vie et son histoire à travers la lettre qu’elle a envoyée à son amant éphémère. Cet éternel Don Juan ignore pourtant tout d'elle. Comble de la trahison, même son souvenir a disparu.
A travers ses lignes, on découvre un dévouement qui prend la forme de l’obsession et du délire amoureux. Une dévouement mortel, littéralement.

« Mais crois-moi personne ne t’a aimé aussi fort, comme une esclave, comme un chien avec autant de dévouement que cet être que j’étais alors et que pour toi je suis toujours restée. Rien sur la terre ne ressemble à l’amour inaperçu d’une enfant retirée dans l’ombre, cet amour est si désinteressé, si humble, si soumis, si attentif, si passionné  que jamais il ne pourra être égalé par l’amour fait de désir et malgré tout exigeant d’une femme épanouie » P 344, Le Livre de Poche, I Romans & Nouvelles
Il y a de la folie, finalement, dans ce dévouement total.
Et l’on est reconnaissant à Stefan Zweig d’avoir limité cette folie à quelques dizaines de pages, tant elle nous envahit, nous ronge, nous dévore. Cette nouvelle est fascinante. Effrayante aussi.
Pour les interstices de l’épopée, je vous laisse tourner les pages !
Le dévouement, c’est peut-être un sentiment à mi-chemin entre l’instinct de protection, et l'oubli de soi qui nous promet une chute certaine, ou nous mène à la folie douce de dire, à l’image de l’héroïne invisible de Zweig « I don’t know you but I want you » 


...
Dis-moi quel dévoué tu es … #2
FIN
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Et il est toujours possible de me proposer les sujets ou les thèmes de votre choix en m'écrivant à l'adresse : mousse.mango@yahoo.fr

jeudi 15 mars 2012

Dis-moi quel dévoué tu es … #1


“J’aime mieux être guillotiné que guillotineur” La mort de Danton, Georg Büchner, Acte I scène 2
Suite à mon précédent post The Artist (publié aussi sur facebook) qui présentait sous vos yeux ébahis (ou pas) une petite création Mousse Mango, et dont l’imitation des publicités Monoprix a été rapidement démasquée, il m’a été proposé de rédiger un billet sur le dévouement.
Le dévouement est proche de la gentillesse et de la petite réflexion que j’avais déjà eue ici.
Emmanuel Jafferin dans son Éloge de la gentillesse décrit cette qualité en ces termes :
« Si la gentillesse ne sauve pas elle a toutefois le mérite de réparer : elle prodigue confort et réconfort. Elle remet le touriste sur le droit chemin, qui mène à Rome, comme tous les chemin. Elle donne du tonus à celui qui a du vague à l’âme »
Pourtant, le dévouement se distingue de la gentillesse par une tendance à être plus extrême. La où le gentil conserve une distance avec autrui tout en étant dans l’empathie, le dévoué va jusqu’au total oubli de soi pour l’autre.
Il y a une dimension de souffrance et de malheur dans le dévouement que ne contient pas, il me semble, la gentillesse, bien plus pétillante. Le dévouement c’est bien vouloir être guillotiné plutôt que guillotineur. On a vu plus joyeux …
D’ailleurs, si le dévouement était une peinture, elle serait surement La Mendiante d’Hugues Merle, œuvre poignante d'émotion exposée au Musée d'Orsay :

Le regard angélique / parce que le dévoué est un gentil particulier
Le bras avancé / parce que le dévoué est dans le don
Des larmes qui coulent / parce que le dévoué n’est pas toujours reconnu à sa juste valeur
...
Dis-moi quel dévoué tu es … #1
Dis-moi quel dévoué tu es … #2 => à demain !

Et si vous aussi, vous voulez un petit billet sur le sujet de votre choix, n'hésitez pas à poster un commentaire ou à écrire à mousse.mango@yahoo.fr

jeudi 1 mars 2012

Je t’aime, moi non plus


« Je ne voudrais pas arriver à la fin de ma vie et découvrir que j’en ai vécu que la longueur. Je voudrais en vivre aussi la largeur et la profondeur » Diane Ackerman
Dans un billet précédant intitulé « la vie ne tient qu’à un fil », je vous disais que les  rencontres ne tiennent, souvent, qu’à des détails. Et si l’on mesurait la portée de nos actes quotidiens lorsque l’on passait le pas de sa porte pour affronter la vie tous les matins, on resterait certainement terré chez soi de peur de manquer un regard, une parole, un geste qui nous projetterait dans ce que serait, véritablement, notre vie.
Le célèbre groupe de rencontre Meetic a bien compris cet état d’esprit et en a même fait un motif de campagne dernièrement pour la Saint-Valentin. Vous avez peut-être vu ces grandes affiches à vos arrêts de bus, dans le métro ou sur le chemin de votre travail : 
 










Cette campagne est particulièrement rusée qu’elle a recourt à l’imaginaire du conte si ancré dans notre société : un beau prince charmant qui n’attend que le bon moment pour se manifester…
A croire que le ressort de la rencontre et de son moment opportun est porteur, puisqu’il s’agit également de celui utilisé par le beau film éperdument romantique de Richard Linklater, Before Sunset

Dans cette histoire, Jesse et Céline se retrouvent à Paris après une première éphémère et unique rencontre, neuf ans plus tôt, à Vienne. Désormais, lui est marié et auteur d’un best-seller ; elle défend l’environnement et cumule les échecs amoureux. La mise en scène est tout aussi amusante qu’osée : elle consiste en une seule conversation, celle de ces deux ex-amants qui déambulent dans Paris. Et pourtant, ils parviennent à nous captiver, à nous attendrir, à nous transporter dans leurs interrogations, finalement universelles.
Aucun des deux, malgré les années, n’a pu oublier cette rencontre fondatrice. Aucun des deux n’a véritablement pu passer à autre chose.
A travers une réflexion anecdotique – qu’aurait été leur vie si Céline avait pu se rendre comme prévu à leur rendez-vous donné, peu après leur rencontre à Vienne ? – le couple nous interroge sur les décisions que nous prenons, les aléas de la vie et les mystères de la vie amoureuse.
Quant à savoir si Jesse chante « You could be my unintended choice »  … regardez donc le film ! 
 Muse, Unintended
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Je t'aime, moi non plus
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mercredi 22 février 2012

Il était une fois l’enfance



“Et bientôt, machinalement, accablé par la morne journée et la perspective d’un triste lendemain, je portai à mes lèvres une cuillerée du thé où j’avais laissé s’amollir un morceau de madeleine. Mais à l’instant même où la gorgée mêlée des miettes du gâteau toucha mon palais, je tressaillis, attentif à ce qui se passait d’extraordinaire en moi. (…) J’avais cessé de me sentir médiocre, contingent, mortel. D’où avait pu me venir cette puissante joie? Je sentais qu’elle était liée au goût du thé et du gâteau, mais qu’elle le dépassait infiniment, ne devait pas être de même nature. D’où venait-elle? Que signifiait-elle? Où l’appréhender? Je bois une seconde gorgée où je ne trouve rien de plus que dans la première, une troisième qui m’apporte un peu moins que la seconde. Il est temps que je m’arrête, la vertu du breuvage semble diminuer. Il est clair que la vérité que je cherche n’est pas en lui, mais en moi.” A la recherche du temps perdu, Marcel Proust
L’ouïe, l’odorat, le toucher, le goût et la vue.
Souvent dissociés pour mieux être appréhendés, nos cinq sens sont parfois entremêlés. Et c’est peut-être précisément dans ce mélange que se loge leur pleine expression.
Les souvenirs d’enfance sont d’ailleurs typiques de ce phénomène.
Une balançoire de camp de vacances qui nous rappelle nos nombreuses après-midi de chamaillerie, un dernier virage d’un long périple qui laisse se découvrir la maison de vacances, une porte grinçante qui a l’odeur particulière des fins de veillées de colonie  ou encore une montagne qui nous plonge dans nos fameuses randonnées perçues avec nos yeux d'enfants comme des aventures d'une extraordinaire audace …

Un paysage de vacances rempli de doux souvenirs, comme tant d'autres

Et finalement, un lieu qui finit par sentir l’enfance elle-même. Toute la difficulté consiste alors à réimporter du souvenir neuf dans ce lieu si connoté dans le passé. Lui donner une deuxième vie.
Les choses ont cela d’extraordinaire : elles ne demandent qu’à trouver une fin, à la fois sous la forme de finitude et d’objectif.
Les enfants ont cela d’extraordinaire : ils redonnent vie, sans même nous prévenir, à tous nos souvenirs.
Il était une fois l’enfance
Et parce qu'accepter de grandir c'est aussi assumer ses propres souvenirs comme tels, tout en refusant de dire que "les choses ont gagné, c'est leur territoire":


jeudi 16 février 2012

J’vais devenir un vaurien, c’est sûr !


« Ministre : dernier terme de la gloire humaine » Dictionnaire des idées reçues, Flaubert (extrait de Bouvard et Pécuchet)
L’accomplissement de soi, voilà qui est très en vogue. Reconnaissance suprême, le ministre, selon l’imaginaire collectif mis en mot par Flaubert, a donc atteint un échelon non égalable. Un piédestal duquel seule la chute semble annoncée.
Quand la campagne électorale est belle et bien lancée avec des candidatures qui se déclarent (et d’autres qui se déclinent), ces réflexions sur le sens et la légitimité que ces prestigieux statuts confèrent semblent d’actualité.
Tout comme un jeune diplômé n’a que sa force intellectuelle à offrir à son premier employeur, il semble que le décalage entre le savoir technique et analytique soit particulièrement criant pour ces hautes fonctions.
Gérard Oury l’avait d’ailleurs merveilleusement compris avec la réplique sans concession qu’il intègre à sa célèbre Folie des Grandeurs :
Extrait de La folie des grandeurs
A croire que ce souci de l’avenir est intergénérationnel. A travers ce monologue cinglant de justesse, ce petit Nicolas nous dévoile que l’amour, tout autant que la gloire est un mystère que  seul le temps semble capable de démêler.
Quartier libre de Caroline Cartier (France inter)
Dites, elle arrive quand la gloire humaine ?
...

vendredi 27 janvier 2012

Le cœur a ses raisons …

“Le cœur fait tout, le reste est inutile” Belphégor, Jean de La Fontaine, Livre XII Fable 27



S’il y en a bien un qui agit selon son cœur c’est Paul, la si belle création de Michel Rabagliati, auteur québéquois peu connu.

Ce personnage de la bande dessinée éponyme est en effet un tendre paresseux dont les bons sentiments sont emprunts d’un doux mal-être. S’il est si attachant c’est que ce jeune, qui cherche sa voix comme tant d’autres, nous expose des incertitudes que nous ne pouvons que partager. Et c’est avec son cœur qu’il y fait face. Ne cachant pas sa paresse pour l’école mais entreprenant dans ce qu’il aime – la vie - il est un archétype à chaque étape de sa vie : adolescent, jeune homme, père, mari.
Jouant malicieusement sur le parallèle des Martine (Martine à la campagne, Martine à la mer etc …) l’auteur nous fait suivre les aventures de son héros en titrant ses ouvrages selon ce même modèle. Ainsi, il nous propose notamment :









 





A la différence de Martine (dont, il est vrai, je me souviens mal …) éternel enfant innocent, naïf et intemporel, Paul évolue, grandit et change son regard sur les choses au fil des épisodes. Davantage par la force des choses, d’ailleurs que par sa propre volonté.

Drôle (humour tout québéquois …), fin et attachant, ce héros aux épais sourcils nous fait réfléchir et voyager.
Le tournant dans sa « carrière de héros » est l’épisode Paul a un travail d’été : lycéen rebelle, il décide de quitter les études pour devenir imprimeur, sans conviction. En réalité, il est perdu. Par un concours de circonstances, il devient animateur dans un camps pour enfants défavorisés en pleine forêt canadienne. Découvrant alors le dépassement de soi et mesurant sa chance d’avoir grandi dans tant d’amour, Paul se découvre lui-même bourré d’humour et de talent.
Offrant à sa propre fille, bien des années plus tard, la poupée de Marie, colonne aveugle à laquelle il s’était attaché, il aura cette phrase pour justifier ses yeux percés : « Elle est comme le petit Prince ; Elle n’a pas besoin d’yeux pour voir, elle voit avec son cœur »

Anaïs, Mon cœur, mon amour

lundi 16 janvier 2012

Un peu de douceur


« La gentillesse est donc à la morale ce que la kinésithérapie est à la médecine: un massage de l’âme et donc une manière de faire le bien par la douceur. Voilà pourquoi la gentillesse est une valeur chaude : parce qu’elle réchauffe le cœur de celui qui demande une aide et que ce réchauffement moral est un lien fondamental de l’humanité. » Emmanuel Jafferin, Éloge de la gentillesse
La gentillesse est souvent décriée comme arme du faible, de celui qui ne perçoit pas, dans notre monde contemporain, toute la perfidie ou la malice de son interlocuteur.
Un pauvre benêt, en somme …
Emmanuel Jafferin remet les choses en place et redonne à cette vertu toutes ses lettres de noblesse : là est bien le terme juste puisqu’il rappelle que la gentillesse est, à l’origine – chez les Romains - non pas une notion de morale mais un trait caractéristique du noble.
A croire que Dominique Roque et Alexis Dormal, auteurs de la série et bande dessinée Pico Bogue, ont lu Emmanuel Jafferin tant leur style utilise du ressort de la gentillesse pour produire un ouvrage doux, subtil, hilarant et néanmoins profond. Le lecteur suit les aventures de Pico, petit roux à la tignasse rebelle,  et surtout …. (très) mauvais élève !
Tome 1
Les auteurs nous donnent à lire des aventures familiales quotidiennes, à traves de courtes saynètes, émouvantes, touchantes et incroyablement drôles. Les bouilles follement attendrissantes du frère et héros (Pico) et de sa soeur (Ana Ana) n’y sont pas innocentes.
Une platitude de bons sentiments, pensez-vous ?  Absolument pas !
Si aucun sujet n’est épargné- la fatalité de la mort, la cruauté de l’amour à sens unique, le désespoir, l’exclusion, les difficultés de l’éducation –, ce n’est jamais au détriment de leur profondeur et de leur complexité. C’est avec une grande habilité et finesse que les auteurs abordent ces thèmes souvent difficiles. Et la gentillesse, qui est bien au cœur de ces courtes histoires, permet précisément de traiter tout cela si ce n’est avec légèreté, du moins avec une ironie sous-tendue et innocente. Proche de la tendresse, cette gentillesse rend le lecteur meilleur une fois la lecture terminée.
A bon entendeur …. 

Tome 2
Tome 3
Tome 4